Alboflède

Juliette,

Victor Hugo

mon fol amour

Du 7 au 30 juillet 2022 (20h35)
au théâtre des Corps Saints (Avignon).

3 septembre au Château de Rochambeau

16 septembre au Manège de l’abbaye de Pontlevoy 

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100 € = 33 € réellement dépensés
500 € = 166,5 €

Adaptation au théâtre : Patrick Tudoret
Dans le rôle de Juliette : Marie Lussignol
Mise en scène : Patrick Tudoret
et Marie Lussignol
Costume : Claire Bigot
Lumières : Idalio Guerreiro

Une pièce tirée d’un roman à succès

« J’ai été bouleversée au dernier degré par ce livre dévoré en une nuit. »

      Amélie Nothomb, lettre à l’auteur

« Un bel hommage à Juliette Drouet qui le mérite bien. »

Patrick Poivre d’Arvor, émission Vive les livres, Cnews.

« L’amante de Victor Hugo est devenue une héroïne fiévreuse
et indomptable dans le roman palpitant que lui consacre Patrick Tudoret. »

                                       Fabrice Gaignault, Lire

Coup de coeur FNAC :

« Un magnifique texte. Lumineux. À lire absolument ! »

« Ça coule de source, appuyé par une qualité de style qui est en soi une classe de maître. Que du bonheur ! »

Culture Hebdo, Montréal, Canada.

« Un récit fascinant. Un des livres les plus aboutis de cette rentrée littéraire. »

Christophe Lagorce, radio RCF

Qui est Juliette ?

Juliette Drouet, folle passion de Victor Hugo pendant plus de cinquante ans, durant lesquels elle lui écrivit plus de 22 000 lettres. Elle a soixante-sept ans au début de la pièce mais va subir mille métamorphoses qui lui rendront sa jeunesse bouillonnante et le temps «béni» de sa vie d’actrice où elle fit tourner bien des têtes.

Elle retrouvera ainsi certains costumes de scène et, en bonne comédienne, incarnera plusieurs personnages (Victor Hugo, dit Toto », comme elle s’amusait à l’appeler dans l’intimité…, ses rivales, et… elle- même, sans concession, avec cet humour, plein de fantaisie, dont elle cautérisait ses plaies) sous le sceau de l’ironie et de l’impertinence.

Entre rires et larmes, c’est la vie de Juliette Drouet (et de Victor Hugo) qui s’effeuille devant nous, celle d’une femme libre, assumant ses choix, passionnée, généreuse.

C’est le récit de cette vie tumultueuse, amoureuse, aventureuse, qui aura accompagné l’un des plus grands auteurs de la littérature française, et même universelle, nous permettant d’entrer dans son intimité, que nous proposons.

La pièce

Une pièce en cours de création, avec d’ores et déjà de nombreuses lectures publiques données dans des « écrins » (châteaux, abbayes, prieurés,
manoirs, jardins…) et beaucoup d’autres en perspective (une vingtaine de dates prévues pour l’année en et sans doute plus de cinquante d’ici juin 2022).

Un seul en scène en musique d’une durée d’une heure dix.

Un décor simple et évocateur : une chambre d’hôtel à Bruxelles en septembre 1873, banale et froide: un lit, un chromo au mur, un crucifix, une fenêtre, une table surmontée d’un miroir, un fauteuil de type bergère.

Un accompagnement musical épousant les différentes facette de la vie de l’héroïne, avec des extraits d’œuvres de Franz Schubert, Hildegarde de Bingen, Antonio Vivaldi, Eric Satie, Giuseppe Tartini, César Franck, Frédéric Chopin… et la voix – chantée – de Marie Lussignol.

Des voix off.

Une lumière travaillée.

La comédienne

Marie Lussignol est comédienne, chanteuse lyrique et metteur en scène.

Elle a été dirigée, notamment par Michael Lonsdale, pour le spectacle musical Faustine de Daniel Facérias dont elle interprète le rôle-titre. Dans le spectacle Marie flirte avec Brassens, au Théâtre du petit gymnase, elle est seule en scène, accompagnée d’un violoncelle, où elle récite et chante du Brassens.

En tant qu’actrice, elle interprète, Jeanne d’Arc au cinéma, dans un documentaire fiction pour la chaîne américaine EWTN et joue depuis 2012 dans divers clips, films et séries télévisées

Elle joue régulièrement au théâtre depuis 2008, dans des spectacles classiques et contemporains. Elle a mis en scène, avec Océane Pivoteau, La boutique de l’orfèvre, la pièce de Karol Wojtyla et le spectacle musical tiré de l’oeuvre de Gustave Thibon Vous serez comme des dieux.

Dernièrement, elle a collaboré avec la réalisatrice Véronique Bréchot, et fait la voix off de son dernier documentaire : L’histoire des femmes de la Bible, pour Grand Angle production et la chaîne KTO.

L’auteur

Patrick Tudoret est l’auteur d’une vingtaine de livres – romans, essais, récits, pièces de théâtre – publiés aux Editions de La Table Ronde (groupe Gallimard), chez Grasset, aux Belles Lettres et chez Tallandier. Docteur en science politique de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, il a été chercheur en sociologie des médias et a enseigné la rhétorique dans des institutions (ESCP…). Ses pièces de théâtre – dont l’adaptation de La Gloire et la Cendre avec la compagnie Auxenel-Chaplin – ont été jouées à Paris, en province et au Festival d’Avignon.

Il a collaboré à de nombreux journaux et donné pendant plus de dix ans des chroniques au journal La Montagne. Il produit et co-anime l’émission de débats « Tambour battant » diffusée sur Demain TV. Son essai L’Ecrivain sacrifié
(INA/Le Bord de l’eau, 2009) lui a valu le Grand Prix de la Critique et le Prix Oulmont de la Fondation de France. Son roman L’homme qui fuyait le Nobel, paru fin 2015 chez Grasset (puis en poche en 2018), a connu un vif succès, obtenant en 2016 le Prix Claude Farrère et le Prix des Grands Espaces. Il est en cours d’adaptation au cinéma. Son Fromentin, le roman d’une vie (Les Belles Lettres), a obtenu le Prix Brantôme de la biographie et son Petit traité de bénévolence est paru en 2019 chez Tallandier (à paraître fin 2021 en poche : Pocket/Agora) Juliette, Victor. Hugo mon fol amour, est paru en 2020, réédité chez France Loisirs en 2021. Son nouveau livre, La Gloire et la Cendre, l’ultime victoire de Napoléon est sorti en 2021 aux Editions Les Belles Lettres.

Note d’intention des metteurs en scène :
Marie Lussignol et Patrick Tudoret

Juliette, Victor Hugo mon fol amour met en lumière un récit à la première personne, celui de Juliette Drouet, connue comme l’amante brûlante de Victor Hugo avec qui elle aura une histoire d’amour passionnée de plus de 50  années. Ce sont ici les confidences d’une femme transposées à la scène. Une femme de l’ombre que l’on met en lumière.

Le lieu de la pièce et le temps du récit : Juliette a 67 ans, lorsqu’elle quitte Victor Hugo, en raison de ce qu’elle croit être une infidélité de trop. Elle part pour Bruxelles, ville qui lui est familière, et s’établit pour quelques jours dans une chambre d’hôtel banale : table, chaise, lit, miroir, chromo au mur.

C’est ici, dans cette chambre sans âme, à l’affreux papier peint, qu’elle va nous raconter son histoire, nous faire partager sa destinée, sa vie, ses blessures de femme, sa jeunesse encore très présente, dont le public sera le principal témoin. Le quatrième mur vole en éclat. Juliette nous invite dans son intimité. Elle a tant de choses à nous dire…

Pendant cette heure dix privilégiée, elle redevient cette « Juju » du passé, jeune, vive et belle, faisant « tourner les têtes du Tout Paris des théâtres ». À cette occasion, la comédienne se métamorphosera à plusieurs reprises, à l’aide d’accessoires symboliques (éventail, voile, couronne de fleur) et quelques changements de voix, des caricatures de ceux qu’elle aime ou… un peu moins… C’est à la fois Juliette qui joue à redevenir comédienne et s’amuse de ses métamorphoses : on y retrouve sa fantaisie, son humour et sa fougue. Elle chantera un bref extrait du Veni creator, nous rappelant sa jeunesse au couvent, puis fredonnera le refrain de Gastibelza, célèbre poème de Victor Hugo mis très tôt en musique, dansera une valse avec l’homme de sa vie…

Nous assisterons avec elle à la première de Lucrèce Borgia (de Victor Hugo), puis l’accompagnerons à Jersey et Guernesey durant l’exil. Nous participerons à son mariage d’amour avec « Toto » et à tant d’événements cruciaux dont elle fut l’actrice ou le témoin privilégié dans la vie du grand écrivain : la mort tragique de sa fille Léopoldine ; celle, tout aussi douloureuse de la propre fille de Juliette, Claire ; la tragédie d’Adèle H ; les dîners mondains avec des hommes politiques, des écrivains. On s’amusera avec elle des séances d’« hydrothérapie » d’un Victor Hugo que l’on découvre différemment à travers son regard. Le « granthomme » adulé redevient homme de chair, celui qu’elle a aimé, qu’elle aimera toujours : un titan, un mythe, un homme acclamé par tout un peuple, mais aussi un homme parfois aussi… petit qu’il peut être grand…

Entre rires et larmes, c’est la « passion de Juliette », leur passion partagée, que nous revivons avec elle.

La mise en scène et le décor seront sobres, mais les jeux de lumières seront travaillés, participant au jeu protéiforme de l’actrice et ciselant les différents lieux par lesquels elle nous fait passer : le couvent où elle aura passé une bonne partie de son enfance, avec sa lumière tamisée, rappelant les vitraux d’église, la flamme des cierges et des chandelles, la sobriété des couloirs glacés, autant d’éléments d’une vie en gestation, encore cachée au monde.

 

Puis, c’est au théâtre de la porte Saint-Martin, la loge de la comédienne en pleine ascension : les lumières du spectacle, éblouissantes, la scène ou la princesse Négroni – sortie de Lucrèce Borgia – apparaît, éclatante, séductrice, jouant les différents personnages. Le jour de leur mariage d’amour, un éclairage rappelant le secret d’une église déserte et revenir sur la chambre de Bruxelles avec un éclairage sans chaleur excessive et rappelant la triste réalité de cette amoureuse blessée, exilée encore une fois.

Pour Jersey et Guernesey, une ambiance claire, naturelle, rappellera la douceur d’un paysage de plein ciel : la mer et ses vols de goélands, étayés par la bande son.

Enfin, lorsque Juliette écrira à son bureau de fortune, la lumière occupera seulement cet espace, évacuant le décor de la chambre. Le temps des lettres est, pour elle, le temps de l’éternité, le temps de la vérité, celui où les âmes se confient l’une à l’autre dans un espace sacré : c’est ce qui nous les rend si bouleversantes encore aujourd’hui. C’est aussi, bien sûr, la table de travail où elle a tant de fois recopié Les Châtiments, Les Contemplations, Les Misérables… et où elle écrira sa dernière lettre…

En 70 minutes à peine, dans cette chambre d’exilée, un voyage dans le temps, dans l’espace, et dans l’éternité d’un amour absolu…

Le mot du producteur

Lorsque Marie Lussignol et Patrick Tudoret m’ont présenté leur projet du spectacle Juliette, Victor Hugo mon fol Amour, j’ai immédiatement été conquis.

Le roman de Patrick Tudoret et son adaptation théâtrale sont portés par une belle langue française : délicatement ciselée et de bon goût, propice à susciter l’émoi et l’attachement à ce personnage haut en couleur et fantasque qu’est Juliette Drouet, l’amie, l’amante, la muse ; et d’abord la femme libre, aimante, passionnée… et passionnante.

Car, dans cette pièce, le personnage principal est bien Juliette. Victor Hugo, inévitablement présent, n’apparaît qu’après. Ce renversement des miroirs habituels est particulièrement séduisant… et donne d’ailleurs envie de relire l’œuvre de ce cher Toto.

En cela, la pièce rejoint un des moteurs de mon activité de production artistique : la transmission de la culture au plus grand nombre. Parler au nom de Juliette, c’est aussi rendre hommage à l’un des plus grands écrivains français, sous un angle original, Victor Hugo, cédant ici la prééminence à Juliette, n’apparaît ici que plus humain, au-delà des clichés et de la légende.

Juliette a tant de choses à nous dire : écoutons-la ! Je suis donc particulièrement heureux de pouvoir accompagner ce beau projet !

Hilaire Vallier

Hilaire Vallier - Alboflède

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